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Diaporama de l'album photos

 

Au bas de cette page  : les dernières "photos du jour"

 


 

 

Bonjour et bienvenue à toutes et à tous.

J'aimerais vous faire partager ma passion de la nature et des animaux au travers de mes photos, principalement prises en Alsace.

Puissions-nous ne jamais nous lasser de la beauté de la nature, respectons-la et protègeons-la de notre mieux...

Bien cordialement à vous.

Marc SOLARI

 


 

PROFIL 

        

Habitant en Alsace, technicien forestier, je suis naturaliste amateur depuis un certain nombre d'années.

Je suis venu à la photo pour illustrer mes rencontres avec la faune et la flore et pouvoir les partager avec les autres. J'espère ainsi inciter les gens à un peu plus de respect pour le monde qui nous entoure, car je pense qu'on ne protège que ce que l'on connaît.

J'ai d'abord pratiqué en argentique pendant 3 ans, dans les années 90. Ensuite j'ai arrêté pour me consacrer à mon autre passion : l'élevage des oiseaux exotiques. En 2006 je suis revenu à la photo avec le numérique et ses nombreuses possibilités.

Les remarques constructives sont les bienvenues. Je remercie par avance toutes celles et tous ceux qui feront des commentaires sur mes images. Je n'ai pas toujours le temps de remercier chacun individuellement, mais le coeur y est !

Je réponds volontiers aux questions ayant trait à la photo (technique, choix du matériel, etc...) ou à la nature (identification éventuelle ou autre).

 

TERRAINS DE CHASSE PREFERES

                                             

La montagne vosgienne

 

                                              

Les bords du Rhin

 

                                              

La plaine d'Alsace

 

MATERIEL UTILISE

Boitier Canon 40 D + EOS 1 D MK 3

Objectifs :

100 mm macro

24/70 mm F 2.8

70/200 mm F 2.8 IS

500 mm F 4 IS


TECHNIQUES UTILISEES

Affût classique après repérage des lieux

Approche quand le terrain le permet.

 

© Copyright 2009-2012 - Marc Solari - Tous droits réservés

 


Guêpes maçonnes

Les guêpes maçonnes sont une famille de petite guêpes parfaitement inoffensives pour les humains (elles ne piquent pas). On les appelle ainsi car elles construisent des nids en terre de différentes formes. Il en existe plusieurs espèces très semblables d'apparence et seuls quelques rares spécialistes parviennent à les identifier avec certitude.

L'odynère (Odynerus spinipes) est une des plus communes. Elle forme de petits "villages" dans des endroits favorables. On la reconnait aux étonnantes cheminées qu'elle construit à l'entrée de son terrier. Personne n'a encore réussi à découvrir avec certitude à quoi elles servent. Elles sont construites avec les déblais provenant du creusement du terrier.

Plus la cheminée est longue plus le terrier est profond. Les plus longues atteignent 5 cm, elles sont inclinées vers le bas quand elles sont implantées sur une surface verticale et en oblique si le terrier est creusé dans le sol.

Au fond du terrier la femelle pond un oeuf qu'elle suspend au plafond par un fil de soie. Ensuite elle garnit la cellule d'une vingtaine de larves de charançons des prés. Ces larves sont paralysées par une piqûre mais vivantes. Elles serviront de nourriture à la larve après l'éclosion. Quand la femelle juge qu'il y a assez de nourriture, elle ferme la cellule avec une paroi d'argile et en creuse une autre sur un des côtés du tunnel. Ensuite elle recommence à chercher des larves, et ainsi de suite...

Tout ceci représente un énorme travail pour une petite bestiole qui fait à peine 1 cm de long.

Quand toutes les cellules sont pleines la femelle démolit la cheminée et se sert des matériaux pour boucher hermétiquement le terrier. Au printemps les petites guêpes se creuseront un chemin vers la sortie et tout recommencera.

Elles volent de mai à août, malheureusement avec la disparition des sites favorables elle se font de plus ne plus rares.

photos-230-1.jpgPetite partie d'un village d'Odynères

photos-006.jpgDétail d'une cheminée

odynera-spinipes-2-em-photo-marc-solari.jpgOdynera spinipes construisant sa cheminée

odynera-spinipes-6-em-photo-marc-solari.jpgOdynera spinipes apportant une larve au nid.

La Psyché du gramen

Psychee-du-gramen.jpg

Non cette étrange chose n'est pas une oeuvre d'art moderne ni un amas de brindilles...

Aussi étonnant que cela puisse paraitre c'est un papillon, très précisément une femelle. Cet étrange papillon passe sa vie enfermé dans ce tube végétal de 30 mm de long.

Il est constitué de divers débris végétaux que la chenille a collé ensemble à l'aide de fils de soie. Le mâle ressemble à un papillon standard et vole parfaitement. Il va partir à la recherche d'une femelle qui elle se contente de l'attendre, cachée dans son fourreau accroché à un support quelconque : tige de buisson mais aussi piquet de cloture ou poteau en métal, en général à 30 cm du sol.

Les femelles  émettent des phéromones odorantes que le mâle détecte à grande distance grâce à ses antennes plumeuses. Le mâle est doté d'un abdomen assez long ce qui lui permet de féconder la femelle au fond de son fourreau.

Après éclosion des oeufs, la femelle sera dévorée par les jeunes chenilles et il n'en restera rien sinon une enveloppe vide.

Parapente abandonné = piège à oiseaux.

Les restes de parapente, restés accrochés dans les arbres suite à des atterrissages imprévus, peuvent devenir de redoutables pièges pour les oiseaux. En effet les fines suspentes en nylon s'enroulent autour de leurs pattes et les retiennent prisonniers, ce qui les condamnne à mourir de faim et d'épuisement.

Ces fils sont très solides et imputrescibles, et le piège peut ainsi fonctionner pendant des années. En décrochant une des ces toiles d'un sapin, des bûcherons ont eu la mauvaise surprise de découvrir les cadavres de trois Chouetttes hulottes adultes, les pieds pris dans l'entrelacs de fils. On suppose que les efforts pour se libérer de la première ont attiré les deux autres oiseaux, qui se sont fait prendre à leur tour.

Ces oiseaux ont été découverts début mai en pleine période de reproduction, ce qui implique la perte d'une ou de plusieurs nichées car les jeunes sont encore nourris par les parents à cette époque de l'année.

Si vous voyez une toile semblable, pendant dans les branches d'un arbre, il serait bon de la faire enlever le plus vite possible. Si vous connaissez des parapentistes essayez de les rendre attentifs à ce problème. Ce serait la moindre des choses qu'ils enlèvent leurs déchets. Il y a déjà bien assez de causes de destruction des oiseaux sans en rajouter une de plus...

Merci pour les oiseaux !

parapente-piege-a-hulottes.jpg

parapente-piege-a-hulottes-2.jpg

Les Bourdons "coucou"

Les Bourdons coucous, également appelés Psythires, sont des Bourdons parasites qui pondent leurs oeufs dans le nid d'une autre espèce de bourdons qui élèvera leurs jeunes.

Il en existe plusieurs espèces, chacune parasitant 1 ou 2 espèces de bourdons à l'exclusion des autres. Pour cela ils utilisent 2 méthodes : La reine de bourdon coucou, qui ressemble très fort à celle de l'espèce qu'elle va parasiter, s'introduit dans le nid, tue la reine en place en la piquant à mort et commence à pondre ses propres oeufs dans les alvéoles disponibles. Les ouvrières vont alors élever les petits de l'usurpatrice qui, elle, ne s'occupe de rien et n'apporte aucune nourriture. C'est la méthode forte.

Certaines agissent de manière plus subtile : elles se cachent quelques jours dans le nid pour s'imprégner de l'odeur des bourdons qui y habitent, et ensuite elles pondent dans les alvéoles sans être inquiétées (les différents membres d'une colonie se reconnaissent à l'odeur).

Dans les deux cas c'est la fin de la colonie, car les jeunes bourdons coucous consomment toute la nourriture disponible sans jamais apporter quoi que ce soit au nid.

Les bourdons coucous ont une peau plus épaisse et des bourrelets cornés sous le ventre qui leur permettent de résister à une attaque des reines ou des ouvrières, dont les dards ne peuvent traverser cette carapace.

Aussi cruel que cela paraisse, c'est une méthode naturelle de régulation des populations de bourdons.

Les Bourdons coucous sont très difficiles à distinguer de leur espèce hôte, et les différentes espèces sont dificiles à distinguer entre elles, même pour des spécialistes.

Comme ils sont moins velus que les Bourdons vrais on voit souvent la peau brillante à travers la fourrure.

Leur coloration est  légèrement différente de celle de l'espèce qu'ils parasitent, et les femelles sont dépouvues de corbeilles à pollen sur les pattes postérieures.

La disposition des articles des antennes donnent aussi une bonne indication et les bourrelets ventraux sont différents d'une espèce à l'autre.

En cas de doute seul un examen des organes génitaux au microscope permet une identification certaine.

bombus-bohemicus-photo-marc-solari.jpg

Reine de bourdon coucou au printemps (Bombus bohémicus) parasite de Bombus lucorum.

 

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